Quand nous avons préparé ce voyage via le Transsibérien, nous avons analysé toutes les options, avant d’acheter un billet d’avion : Moscou-Beijing, Beijing-Moscou, Moscou-Vladivostok, etc. Mais pour moi, faire le Transsibérien, c’était aussi passer par la Mongolie et la Chine. Il y a le Transsibérien, voie ferrée mythique qui relie la Russie d’est en ouest. Mais il y aussi le Transmongolien, ancienne route de la soie, qui permettait les échanges entre l’Europe et l’Asie. Nous nous sommes donc mis d’accord sur un billet d’avion qui nous emmènerait d’abord jusqu’à Moscou, puis qui nous ramènerait chez nous depuis Beijing. Pour le reste de l’itinéraire, on s’est d’abord dit qu’on verrait au fur et à mesure. Mais la rareté et le prix des billets (à notre arrivée à Moscou, il était déjà difficile de trouver des billets en 3e classe) nous a obligé à tracer notre itinéraire (et surtout à acheter nos billets) dès notre arrivée en Russie. Aller ou pas à Vladivostok ? On s’était posé la question quelques fois avant d’arriver en Russie, et une fois sur place, on a convenu qu’on en avait toutes les deux grandement envie de faire le « vrai » Transsibérien. Nous avons donc décidé de profiter au maximum de notre visa de touriste de 30 jours en Russie, et de consacrer une semaine à la Mongolie puis une semaine à la Chine.

Mais encore une fois, à cause de la rareté des billets de train, nous avons dû écourter notre séjour en Mongolie à 3 petites journées. Ainsi, j’ai à peine goûté à la Mongolie. En 3 jours, j’ai à peine visiter la capitale du pays, Oulan-Bator. Et je n’ai pas mis les pieds à la campagne, même si les touristes ici sont tous chaussés de bottes de marche et semblent revenir ou partir vers un genre de safari à la mode mongole. Même si la Mongolie, c’est une population à 43% nomade. Même si, quand on pense à la Mongolie, on pense d’abord à des yourtes, à des yaks et à des chameaux, avant de penser à des bouchons de circulations et à des restaurants végétariens.

En Mongolie :

  • J’ai vu des boutiques de souvenirs, tellement nombreuses, avec des produits artisanaux de qualité, des broderies, du cuir, du feutre, du cachemire… Franchement, je pense que je vais ramener de mes 3 jours en Mongolie plus de cadeaux souvenirs que du mois que j’ai passé en Russie!
  • J’ai vu des gens conduire… en mongol ! Comme des fous, des vrais cowboys. Même en Afrique ou en Haïti, je n’ai jamais vu une circulation aussi indisciplinée. Pour traverser la rue, nous attendons que quelqu’un se lance, et on lui colle au derrière, sans regarder ni à gauche, ni à droite. De toutes façons, c’est sûr qu’une voiture va venir sur nous, et freiner à la dernière minute!
  • Parlant de voitures : je suis intriguée par les voitures, qui sont aussi nombreuses à avoir le volant à gauche qu’à droite, comme partout dans l’est de la Russie.
  • J’ai mangé (et pas vraiment apprécié) un plat national, des buuz, genre de gros dumpling à l’agneau.
  • J’ai rencontré tellement de Français, que je me demande s’il n’y a pas une entente spéciale entre la France et la Mongolie.
  • J’ai mangé dans des restaurants végétariens pour 3 fois rien. Bien que la nourriture de ces restos soit plus goûteuse qu’en Russie, les patates demeurent très présentes, et le gras aussi.
  • J’ai assisté à un spectacle de chant et de danse traditionnelles qui m’a presque fait pleurer tellement c’était beau. Je cherche encore quel instrument il utilisent (la vielle?) qui fait tant ressembler leur musique à celle de Chine.
  • J’ai cherché en quoi les Mongols ressemblent aux Québécois. Et je pense que c’est à cause de ce petit quelque chose de sauvage qu’ils ont en eux. Dans ce pays où 43% de la population est nomade, je pense que c’est leur proximité avec la nature qui leur donne cette allure et cette attitude un peu brute, et qui les diffère de l’image rangée et propre qu’on se fait généralement des Asiatiques.
  • J’ai aussi vu une cérémonie captivante dans un monastère bouddhiste où des gens vendaient des graines pour nourrir les pigeons et où d’autres personnes faisaient tourner des moulins à prière. Il y avait dans ce monastère une atmosphère très apaisante qui m’a donnée envie de découvrir d’autres pays où on pratique le bouddhisme.

Bref, j’ai vu peu de choses de la Mongolie. Mais ce pays a réellement piqué ma curiosité. Plusieurs personnes y consacrent plus d’un mois, et ce pays intriguant mérite, je pense, qu’on s’y attarde. La Mongolie a été à la tête du plus grand empire de l’histoire, à l’époque de Ghengis Khan. D’empire, il est devenu un petit pays pas très riche où sont installées quelques ONGs, un pays peu influent, dont on ne parle jamais. Je suis intéressée par tout ce que cache cette histoire. J’aimerais en savoir plus…

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