Mon mandat avec ONUSIDA est terminé !

Voilà, c’est confirmé, j’ai fini de travailler avec ONUSIDA lundi dernier, je n’ai pas réussi à trouver le financement pour prolonger mon mandat. Je suis donc en vacances (youppi !) jusqu’au début du mois d’avril. J’en profiterai pour voyager un peu (je quitte sous peu pour Tombouctou), pour envoyer quelques CV (eh ! bin oui, à mon retour, je dois trouver un emploi), pour réaliser un petit film sur Bamako et le Mali, pour prendre tout plein de photos, et, surtout, pour profiter encore quelques jours de la présence de mes voisins, des enfants du voisinage, qui vont tellement me manquer !!

Dernière journée avec ONUSIDA ?

En principe, je termine de travailler avec l’ONUSIDA aujourd’hui. Pourquoi le point d’interrogation ? Parce que mon patron aimerait que je continue de travailler deux mois supplémentaires pour l’ONUSIDA-Mali, mais… je ne peux pas travailler bénévolement, et l’ONUSIDA n’a pas les fonds pour me payer. Depuis une semaine, donc, je suis sur le qui-vive, je fais des démarches pour obtenir les fonds qui financeraient mon travail pour les deux prochains mois… Je serai fixée lundi. D’ici là, je peux difficilement parler de mes plans pour les prochaines semaines… Si je termine réellement avec l’ONUSIDA aujourd’hui, j’aimerais en tous cas rester au Mali jusqu’à la fin du mois, et au retour, je prévois faire une semaine au Maroc. En tous cas, plus de nouvelles bientôt !!!

Changer de patron, changer de job ?

C’est fou comme l’arrivée d’un nouveau patron à la tête d’une organisation peut changer la nature du travail de tous les employés ! C’est ce qui m’arrive depuis 2 semaines. ONUSIDA-Mali a un nouveau patron, et depuis, mon travail est complètement bouleversé. J’en ai parlé déjà, jusqu’à maintenant, j’ai toujours eu du mal à bien saisir mon rôle dans l’organisation, à bien saisir dans quel objectif je travaille, et ce, malgré toutes les discussions que j’ai eues avec mon ancien patron, mes collègues, des partenaires de l’organisation, des personnes impliquées dans la coopération internationale, etc. Désormais, toutefois, mon rôle me saute aux yeux, et je saisis beaucoup mieux l’ampleur de mes responsabilités. Si ça peut faire peur, c’est aussi excitant. Bien que je continue de penser que le Système des Nations unies est une grosse tour d’ivoire un peu coupée du monde, je suis rassurée de constater que certains fonctionnaires internationaux gardent à l’oeil les préoccupations de la population, les besoins de ceux pour qui on travaille d’abord et avant tout. Je trouve seulement dommage que ce soit à la toute fin de mon stage seulement que les choses s’éclairent. Je le répète depuis mon arrivée au Mali, 6 mois, c’est beaucoup trop court pour réellement connaître un pays, pour réellement connaître un organisation !