La maturité de nos gouvernements : moins de confiance, plus d’incertitudes

J’ai participé hier à un atelier sur la place de la société civile au Canada : « Les organisations de la société civile bâillonnées… au Canada! ».

Cette question m’intéresse beaucoup. Pire, elle me prend aux tripes ! Mes principales motivations à étudier la communication, il y a quelques années, étaient et sont toujours liées à des questions telles que la liberté d’expression, la vulgarisation, le dialogue, etc. Quand on me demande de prioriser mes valeurs, la liberté vient souvent en tête de liste, suivie de près par l’éducation. Car je crois que savoir, c’est pouvoir.

La suite sur le blogue de l’Assemblée mondiale CIVICUS 2012

Le tourisme en Haïti

Relancer l’industrie touristique pour relancer le développement économique d’Haïti est une idée à la mode. Déjà, peu de temps après le séisme, des journalistes ont soulevé l’idée. Récemment, je lisais dans le courrier des lecteurs de Montreal Gazette un éditorial prônant la même idée. Dans sa déclaration de politique générale d’octobre dernier, le Premier ministre haïtien, Gary Conille, affirme que « le gouvernement entend faire du tourisme un pilier du développement durable d’Haïti. » Lire la suite

La gauche, la droite et le débat d'idées

Je pense qu’en lisant un peu mon blogue, on peut rapidement me situer à la gauche du spectre politique. Je suis pour la justice sociale. Il m’est arrivé assez souvent de me sentir moi-même victime de toutes sortes d’injustices, ce qui me laisse la plupart du temps complètement désemparée. Alors j’ose à peine imaginer comment peut se sentir une personne née dans un pays pauvre dans une famille pauvre, une femme dans un pays oppresseur, ou un homosexuel dans un pays où il est « illégal ». En même temps, j’aime pas trop me présenter d’emblée comme “de gauche” parce que j’ai certaines valeurs ou certains intérêts qui sont plutôt associés à la droite. La question des traditions, par exemple, est pour moi une question sensible. Je crois aussi fermement à l’entrepreneuriat, à l’investissement et à ce genre de choses dont on parle un peu moins dans les milieux dits « de gauche ». Il m’arrive aussi de penser qu’on pousse un peu trop loin la déresponsabilisation de l’individu, à force de vouloir tout réglementer. J’ai parfois l’impression qu’on pousse le nivellement par le bas à l’extrême, à trop vouloir offrir au plus pauvre, au plus vulnérable, au plus désemparé, et qu’on étouffe ainsi l’innovation. Je trouve toujours trop élevé le pourcentage de mon revenu qui part en impôt. Il me semble aussi que nombreuses sont les personnes, de gauche ou de droite il va s’en dire, qui abusent du « système ».

Certes, il y a des gens avec qui je me sens plus d’affinités. Mais je me considère davantage comme une intello que comme une militante et je me sens assez à l’aise dans le flou des idées pas tout-à-fait arrêtées (bien que, des idées arrêtées, j’en ai pas mal aussi. M’enfin). Il va s’en dire, donc, que j’adore les débats. Et j’essaie de rester attentive aux nouvelles idées, celles différentes des miennes, voire à la confrontation. J’essaie d’être prête, toujours, à m’ouvrir l’esprit. Ainsi, même si je me sens davantage en accord avec des gens de gauche, j’essaie, le plus souvent possible, d’aller voir un peu ce qui se dit « de l’autre côté » (de la Force ?). Je surfe sur les blogues plutôt à droite, je suis certaines conversations sur Twitter… Et j’essaie parfois de provoquer les discussions, de comprendre quelles valeurs, quelles idées, quels arguments se cachent derrière tout ça.

Mais pourquoi les débats d’idées entre gens de gauche et gens de droite sont toujours aussi difficiles ? Pourquoi, quand j’ai regardé hier le site Web et la page Facebook de la toute nouvelle organisation Réseau Liberté Québec, je me suis sentie désemparée ? J’aimerais comprendre, participer aux conversations, poser des questions, lire des arguments. Pourquoi j’ai l’impression que je vais m’offrir en pâture comme un mouton face à une meute de loup ? Je ne comprends pas. C’est moi qui ne suis pas assez ouverte ? Pourquoi j’ai toujours l’impression d’avoir affaire à des démagogues ? Pourquoi je me retrouve toujours assoiffée d’arguments ? Pourquoi les échanges ouverts et respectueux sont-ils si difficiles ? Il est où, le problème ? Est-ce que, quand on défend des idées plutôt à droite, on se sent ainsi face à des gens de gauche ? Est-ce parce que les valeurs qui se confrontent sont tellement éloignées l’une de l’autre ? Est-ce que parce qu’on touche à des sujets qui concernent beaucoup plus les émotions que la raison ? Est-ce culturel ? Est-ce  seulement une minorité qui s’exprime davantage et qui ternit l’ensemble ? Comment fait-on pour mener un réel débat d’idées qui inclurait des idées diversifiées, et qui, sans nécessairement mener à un consensus, permettrait au moins… un petit rapprochement ? … une certaine compréhension ?